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Il évalue ensuite la crise
suicidaire et surtout le danger immédiat qui
y est associé en explorant :
le
niveau de souffrance : il se traduit par un
grand désespoir, des sentiments de dévalorisation
ou d’impuissance voire de culpabilité.
Cette souffrance a pu entraîner un repli sur soi
avec un isolement relationnel, qu’il faut évaluer.
l’intention
suicidaire : il est indispensable d’évaluer
l’intensité de l’intention du sujet.
Celle-ci se mesure grâce à l’évaluation
des idées envahissantes, des ruminations, de
la communication à autrui de l’intention
de passer à l’acte, des plans et scénarios
suicidaires envisagés, des attitudes par rapport
aux soins proposés.
l’impulsivité
: elle se traduit par une tension psychique, une instabilité
comportementale, voire une agitation motrice ou un état
de panique. On retrouve souvent des antécédents
de passage à l’acte, de fugue ou d’actes
violents.
un
éventuel élément précipitant
: conflit, échec, rupture, perte, …
la
présence de moyens mortels à disposition
: armes à feu, médicaments dangereux,
etc…
la
qualité du soutien de l’entourage
proche : il est indispensable de pouvoir évaluer
si l’entourage peut s’avérer suffisamment
contenant et soutenant pour encadrer le patient ou si
au contraire les relations avec l’entourage sont
délétères dans ce moment aigu.
la
consommation de toxiques. |